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Deux repas de gala par semaine

Comme je vous l’ai indiqué pour les féculents, pendant la première moitié de la phase de consolidation, vous avez droit à 1 repas de gala par semaine pour passer à 2 pendant la deuxième moitié. Pour éviter de vous tromper, je vous donne un exemple simple : vous venez de perdre 10 kg, votre phase de consolidation devra durer 100 jours. Divi-
sez ces 100 jours en deux parties égales de 50 jours. Les 50 premiers jours, vous aurez droit à un féculent et un repas de gala par semaine. Les 50 derniers jours, 2 féculents et 2 galas. Avant toute chose, j’aimerais insister sur le mot
de repas car, et bien que je le mentionne de ma main sur l’ordonnance, il y a toujours une certaine proportion de patients qui lisent ou interprètent deux « journées ».

En quoi consiste un repas de gala ?

Un repas de gala se pratique au cours de n’importe lequel des trois repas de la journée. Je vous conseille néanmoins de choisir le dîner pour avoir le temps d’en profiter et éviter le stress professionnel ambiant qui vous en ferait perdre des miettes. Gala signifie fête car, à chacun de ces deux repas, vous aurez la possibilité de consommer n’importe quel type d’aliments, et tout particulièrement ceux qui vous auront manqué le plus pendant la longue période d’amaigrissement.

Deux conditions cependant et d’importance : ne jamais se resservir deux fois du même plat et ne jamais pratiquer deux repas de gala successifs. Tout donc mais à l’unité : une entrée, un plat principal, un dessert ou un fromage, un apéritif, un verre de vin, tout en bonne quantité mais une seule fois. Veillez aussi à espacer ces repas. Laissez au
corps le temps de s’en remettre. Si vous avez par exemple choisi le mardi midi comme premier repas, évitez de recommencer le mardi soir. Laissez au moins un repas s’intercaler entre ces deux bons moments. Choisissez de préférence les jours de week-end et les soirs d’invitation. Pour ceux qui rêvent d’une bonne choucroute, d’une paella, d’un vrai couscous ou de n’importe quel autre plat, c’est donc enfin le moment. Pour ceux qui attendent depuis si longtemps de finir sur un vrai dessert, sur une portion de gâteau au chocolat ou sur une glace, c’est désormais
possible. Pour ceux qui aiment le bon vin, le Champagne ou l’apéritif, la voie est de nouveau libre. Il vous est donc possible, sans inquiétude, mais une puis deux fois par semaine, d’accepter enfin les nombreuses invitations si longtemps différées. Nombreux sont ceux qui, parvenus à ce stade de leur stabilisation et habitués à cette nouvelle
manière de se nourrir, redouteront ces retrouvailles avec les goûts et saveurs et hésiteront à pratiquer de tels repas aussi ouverts. Rassurez-vous, ces repas ont été composés sciemment. Ils font partie d’un tout qui les intègre avec suffisamment de bosses et de creux pour tenir en équilibre. De plus, ces repas de gala ne sont pas de simples propositions, ce sont des consignes que vous devez suivre à la lettre. Le plan Dukan est un plan global
dont on ne peut séparer les parties sans prendre le risque de réduire son efficacité. Peut-être ne comprenez-vous pas le sens de ces libéralités et l’intérêt de ces deux repas de gala. C’est donc le moment de vous parler de cette part immatérielle de l’alimentation qu’est le plaisir. Se nourrir, ce n’est pas seulement ingérer les calories nécessaires à la survie, c’est peut-être même davantage encore, incorporer du plaisir. Et ce plaisir biologique, cette récompense vitale vous ont été interdits pendant la durée de votre amaigrissement, c’est le moment de les réintégrer.

Puisque nous en sommes au plaisir de bouche, j’en profiterai pour vous donner un conseil capital et indispensable à toute stabilisation définitive. Ne le prenez pas à la légère. Lorsque vous mangez, et tout particulièrement si ce que vous mangez est savoureux et riche, pensez À CE QUE vous mangez, concentrez-vous sur ce que vous avez en bouche et sur chaque parcelle de sensations que cet aliment vous procure. De nombreuses études conduites par des nutri-
tionnistes tendent aujourd’hui à démontrer le rôle majeur des sensations de bouche dans l’élaboration de la satiété. Toutes les sensations provenant du goût, des muqueuses de la langue, chaque mouvement de mastication et de déglutition sont perçus et analysés par l’hypothalamus, le centre cérébral responsable de la faim et de la satiété.
L’accumulation de ces sensations élève une jauge sensorielle qui intervient dans le déclenchement de la satiété.

MANGEZ DONC LENTEMENT EN CONCENTRANT LE FAISCEAU DE VOTRE CONSCIENCE SUR CE QUE VOUS AVEZ EN bouche. Évitez de manger des aliments caloriques devant la télévision ou en lisant, vous réduisez de moitié l’intensité des sensations qui parviennent à votre cerveau; les nutritionnistes expliquent
ainsi l’épidémie d’obésité infantile qui sévit aux États-Unis où les enfants grignotent toute la journée devant la télévision et qui, devenus adultes, continuent de se nourrir à tout moment de la journée. Goûtez donc sans arrière-pensée ces deux bons moments, et, croyez-moi, il ne vous en coûtera rien.

 Mais à deux conditions toutefois.

• La première est capitale. Ce moment de liberté alimentaire retrouvé a des limites bien précises dans le temps, il ne s’agit pour l’instant que de un puis deux repas de gala. Méconnaître ces limites peut vous conduire à sortir du chemin
que nous nous sommes tracé. C’est un danger qu’il ne faut pas minimiser. Si vous avez, par exemple, décidé de choisir le mardi soir pour votre premier repas de gala, c’est le mercredi matin que tout va se jouer pour vous et l’avenir
de votre stabilisation.. Ayant largement/Ouvert une porte, aurez-vous le courage de la réfermer, ou serez-vous de ceux qui, au réveil et sur leur lancée, ne pourront s’empêcher de tartiner leur pain d’une épaisse couche de confiture?
Ces deux repas de gala sont des embellies dans votre grisaille alimentaire qui doivent vous aider à tenir jusqu’à ce que votre corps accepte ce nouveau poids. Ils font partie intégrante de votre régime de transition que j’ai composé en y intégrant tout ce qui était en mon pouvoir de vous donner. Dépasser ses limites risquerait de compromettre l’édifice que vous avez si patiemment construit.

• La deuxième condition tombe sous le sens. Ce repas de gala est destiné à vous procurer une certaine dose de plaisir alimentaire, mais certainement pas à vous permettre de vous venger. Celui qui prendrait prétexte de cette liberté pour se goinfrer m’aurait mal compris et risquerait de malmener ses organes de nutrition. La finalité de ces deux repas est de vous redonner un certain équilibre. Dévorer jusqu’à la nausée ou boire jusqu’à l’ivresse seraient des comportements profondément déséquilibrants. Et même si vous reveniez comme prévu, le lendemain, à la plate-forme de consolidation, cette démarche syncopée ruinerait votre espoir de stabilisation ultérieure. Aussi, si vous voulez un conseil simple, mangez ce que vous voulez, servez-vous copieusement, mais ne vous resservez jamais deux fois du même plat. Faites chez vous ou chez vos amis qui vous invitent comme au restaurant où il n’est pas coutume de redemander du supplément.

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