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L'activité physique fait maigrir
L’activité physique fait maigrir

Quand vous fermez les yeux puis que vous les ouvrez, ce simple battement de paupières vous fait brûler de l’énergie. Peu, bien évidemment, mais de l’énergie tout de même chiffrable en millicalories. Il en va de même, lorsque vous pensez ou vous remémorez un souvenir. Bien plus lorsque vous pensez, réfléchissez et davantage encore quand vous tentez de résoudre un problème. Et encore bien plus quand vous levez un bras, et le double pour les deux bras. Levez-vous, vous élevez immédiatement votre niveau de combustion calorique car vous obligez les trois plus gros groupes musculaires de l’organisme, abdominaux, fessiers et quadriceps, à se contracter. Tout ce que vous faites a un coût calorique. Lectrice, lecteur, êtes-vous d’accord jusque-là avec moi ?
Alors continuons. Rassez la porte de chez vous. Supposons, si vous le voulez bien, que vous habitiez au 4* étage. En évitant l’ascenseur, vous vous retrouverez dans la rue en ayant brûlé 6 calories. Vous avez oublié de prendre vos clés, vous remontez vos étages quatre à quatre car vous êtes pressé, vous en brûlez 14 autres et 6 nouvelles pour redescendre. Voilà 26 calories envolées en fumée et vapeur d’eau. Avançons un peu. Il est 13 heures. Vous avez tra-
vaillé assis quatre heures durant face à votre ordinateur. Vous avez vécu, c’est-à-dire respiré, senti votre cœur battre, votre sang circuler. Le simple fait de vous maintenir en vie, de vous nourrir du monde pour protéger votre structure, pour simplement éviter ce qui arrive à un glaçon que l’on plonge dans de l’eau, cela vous coûte une calorie
par minute. En plus, pendant ces quatre heures, vous avez effectué vos tâches professionnelles et quelques mouvements de jambes et de bras, voilà 15 calories supplémentaires arrachées. Vous sentez maintenant vos jambes engourdies et le besoin de vous lever et de marcher, vous sortez.

Et là, à votre grand étonnement, je vais vous demander de marcher pendant une heure ! Oh, je sais que cela n’est pas simple. Et puis, pourquoi marcher quand il est possible de ne pas marcher ! Et surtout, une heure soustraite à votre vie professionnelle. Imaginons que vous acceptez. En une heure, si vous marchez sans vous presser mais sans traîner, vous aurez consumé 300 calories. En tout, depuis que vous avez ouvert la porte de chez vous, vous êtes à
ce moment précis à 340 calories ! Des chiffres objectifs et précis mais pour vous, abstraits et déconnectés de la perception intuitive de la vie. C’est vrai.

Lectrice ou lecteur, vous vivriez dans un autre monde, celui du primitif, du chasseur-cueilleur, un monde de pénurie en prise directe sur un environnement naturel, il en irait autrement. Dans un tel univers où la nourriture serait à capturer, à chasser en utilisant son énergie et son corps, ces simples soixante minutes de marche gratuite ou de
« marche pour la marche » comporteraient un risque, ce ui de puiser inutilement dans des réserves précieuses, stratégiques, vitales. Un risque limité s’il devait rester isolé, mais important s’il vous prenait la lubie de le renouveler chaque jour. C’est dire l’importance inouïe de l’activité physique dans la gestion des réserves d’énergie de l’être humain. Ces réserves, c’est exactement celles que vous cherchez à perdre et que les premiers hommes considéraient comme leur capital de survie. Vous touchez là du doigt un fait crucial : pourquoi il est si difficile de maigrir et combien et comment l’activité physique va y contribuer.

Revenons à vous. Si vous lisez ce livre, c’est que vous appartenez probablement à cette moitié de la France adulte qui est en surpoids. Si c’est le cas, chaque kilo de graisse de réserve que vous portez sur vos hanches et vos cuisses si vous êtes une femme gynoïde ou sur votre buste et votre ventre si vous êtes de type androïde, chacun de ces kilos
que vous détestez stocke un peu plus de 8000 calories. Ce qui signifie, scientifiquement, qu’il vous suffit de seulement marcher une heure par jour, cinq jours par semaine, vingt-six jours par mois pour taire disparaître ce kilo. Démonstration : 300 calories x 26 jours = 8000 calories = 1 kilo de votre graisse. Et ce, sans rien changer à votre ali-
mentation. Cette heure de marche pourrait, à elle seule, régler votre problème de poids, vous faire perdre 12 kilos sur les douze mois d’une année. Trop beau pour être vrai ! Oh, j’entends d’avance les objections fuser : Qui peut disposer d’une heure par jour vingt-six jours par mois ? Comment concilier le temps d’une telle activité avec une vie professionnelle chargée ? Les obligations, les enfants, la fatigue, la paresse ! Tout cela est vrai, j’en conviens, et ce n’est certainement pas ce que je vous demande. Si l’activité physique doit entrer désormais de plain-pied dans la
lutte contre le surpoids, ce n’est pas pour recommencer ce que nous avons fait avec le régime, vouloir lui confier l’exclusivité de la lutte. Ce que je tente ici, dans ce nouveau chapitre, c’est de jeter une lumière vive sur la puissance de feu impressionnante de la dépense physique, une force qui est et a toujours été à notre portée. Mieux ! Une force que nous portons en nous et sur nous. Pourquoi alors n’avons-nous pas utilisé plus tôt cette immense ressource
autrement que sous la forme de simples conseils de bon sens qui la privait de facto de toute efficacité ? Car lorsque l’on connaît – et je suis sur le terrain depuis trente ans – tous les efforts consentis sur le plan de la restriction alimentaire avec des taux d’échec élevés, on comprend que la communication ou l’enseignement relatifs à l’efficacité de l’activité physique aient été mal assurés ou entravés.

Serait-il plus déplaisant ou difficile de bouger que de suivre un régime ? La réponse est NON ! Mais à condition d’être convaincu de son efficacité et il semble bien que jusqu’à présent, pour la très grande majorité des intervenants et des utilisateurs, seuls le régime et la restriction alimentaire soient les garants d’une action amaigrissante, l’activité
physique n’étant là que pour se donner bonne conscience, protéger sa masse musculaire et la fermeté de son corps.
Et c’est la raison pour laquelle j’ai décidé de m’investir dans cette communication, en commençant par l’introduire dans mon propre discours. Comme tous les autres intervenants, j’ai construit ma méthode autour d’un plan alimentaire. Et c’est justement en raison de son succès que je veux lui injecter ce que je considère, ni plus ni moins, comme un deuxième moteur ! Car maigrir, même pour celles et ceux qui y réussissent parfaitement, a un coût psy-
chique. L’affrontement avec soi-même est rude, c’est une expérience enrichissante, un succès porteur de sens, de valorisation de soi, de retrouvailles avec l’estime de soi. MAIS c’est aussi un engagement et un combat qui nécessitent une préparation, un encadrement, une structure d’appui, une méthode fiable et assurée, une attention et une vigilance de tous les instants. Une lutte contre soi mais aussi contre les autres, contre ceux qui aimeraient bien s’y mettre aussi mais qui n’ont pas encore eu le déclic et auxquels le combat des autres donne mauvaise conscience, les inventeurs du « pour une fois », vous connaissez ! Une lutte aussi contre la culture ambiante qui promeut la consommation, contre les producteurs qui vendent mieux du riche, du gras, du sucré et du gratifiant que du vertueux, contre les publicitaires qui trouvent les mots, les slogans et les images « qui tuent », dans tous les sens du mot !

De plus, si ma méthode a trouvé tant de supporters qui, en ayant bénéficié, mettent un point a’honneur à la faire connaître, à la défendre et à la promouvoir, il est de mon devoir d’ouvrir ce que je considère comme une deuxième tête de pont dans la lutte contre le surpoids. Et cela en direction de celles et ceux qui, en difficulté ou en vulnérabilité, n’ont pas l’énergie ou le courage suffisants pour entrer en lutte ouverte contre eux-mêmes, pour
maigrir en sachant combien la perte de poids convoitée leur serait moralement et physiquement secourable.
J’ai donc décidé de faire connaître ce qui depuis quelques années m’est apparu comme le maillon faible ou manquant de la lutte contre le surpoids, la prise de conscience de l’efficacité non pas relative mais absolue de l’activité et de la dépense physique. Rompre ainsi avec le discours culturel ambiant flou et incertain qui légitime en théorie le rôle de la dépense physique sans lui confirmer cette action dans la pratique. Il semble que cette valse-hésitation soit emblé-
matique des sociétés dans lesquelles nous vivons et qui promeuvent deux commandements contradictoires :
D’une part, « Tu ne bougeras pas », voilà toutes sortes d’instruments ou de robots créés afin d’éviter tout effort inutile, jusqu’aux brosses à dents électriques ! Le modèle économique de nos sociétés promeut ainsi toutes les technologies appliquées au confort et à réduction de l’effort. Mécanique, robotique, moyens de transport ont depuis longtemps allégé le labeur et les efforts inutiles, et empiètent désormais chaque jour un peu plus sur les gestes et les mouvements d’expression les plus naturellement humains.
De l’autre, « Tu bougeras », une culture du sport, de la santé, de l’anti-age, des salles de gym et du retour paradoxal de la mécanique pour produire des « appareils à faire bouger », tapis de marche, vélos d’appartement…
Entre les deux, il existe, vous le verrez, toutes sortes d’activités qui lèvent la contradiction.

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