• background rays
Pratique du plan Dukan

Vous voilà parvenu au moment décisif de la mise en pratique de mon plan. Vous savez désormais tout ce oui est nécessaire à la compréhension de son mode d’action et à l’efficacité des quatre régimes qui le composent. Dans ce préambule théorique, j’ai aussi tenté de vous faire comprendre que l’on n’est pas gros par hasard et que la prise de poids qui vous concerne et que vous désirez aujourd’hui abandonner est une partie de vous-même que vous refusez mais qui est le reflet de votre nature, de votre psychologie et donc de votre identité. Tant de vos gènes et de votre tendance familiale à grossir que de votre histoire, tant du fonctionnement de vos métabolismes que de votre caractère, votre affectivité et vos émotions et, souvent, de cette manière particulière d’utiliser le plaisir fourni par les aliments pour amortir les petits et les grands déplaisirs de la vie.

C’est dire que cette affaire n’est pas si simple qu’il n’y paraît et explique pourquoi tant d’autres que vous, et peut-être aussi vous-même dans le passé, ont échoué et pourquoi tant de régimes s’épuisent en vain. Lutter contre une force aussi puissante et archaïque que le besoin de manger, une force quasi animale qui vient des profondeurs, indomptable, et qui balaie tous les arguments de raison, ne peut évidemment se fonder sur un simple apprentissage rationnel de la nutrition, aussi intelligent soit-il, et l’espoir d’un autocontrôle du gros par lui-même. Pour avoir une chance de s’opposer à la violence de l’instinct, il faut le combattre sur son terrain, avec des moyens, un langage et des arguments issus du même registre instinctif. Le besoin de séduire, le besoin de bien-être, la peur de la maladie, le besoin d’appartenance au groupe et de se conformer aux critères ambiants relèvent de ce registre et sont les seuls remparts instinctifs aujourd’hui capables de motiver et de mobiliser le gros, mais ils s’épuisent à la première embellie, dès que l’image s’améliore, que le garrot des vêtements se desserre, que l’essoufflement aux étages s’atténue.

Mais surtout, pour qu’un régime ou mieux, un plan global, ait une chance d’être adopté et suivi par le gros, il doit utiliser un autre ressort instinctif, l’argument d’autorité. La préconisation d’un plan pour maigrir doit donc
être formulé par une autorité extérieure à lui, une volonté qui se substitue à la sienne et qui s’exprime sous forme de consignes précises, non sujettes à interprétations et non négociables et surtout maintenues sous une forme acceptable aussi longtemps que l’on entend en conserver les résultats. J’ai bâti le plan Dukan sur la redoutable effica-
cité des protéines alternatives en l’ajustant au fil des ans au profil si particulier du gros, lui confectionnant un réseau de consignes sans failles qui canalise et utilise sa nature excessive et passionnée, son héroïsme et ses emballements de début et qui supplée à son inconstance dans l’effort.

J’ai aussi compris à l’usage qu’un régime unique ne pouvait à lui seul suffire à une tâche aussi complexe et j’ai donc façonné un plan où se succèdent, dans un tout global et cohérent, quatre régimes qui se relaient pour ne jamais laisser seul un instant le gros face à sa tentation et à la défaillance. Et j’ai, encore plus récemment, compris que mai-
grir sans référence à la dépense physique, la plus simple et naturelle qui soit pour s’inscrire dans la durée et l’habitude, prenait le risque de fragiliser cette entreprise. Dans un monde où la sédentarité fait partie intégrante du modèle économique de nos sociétés et où elle n’est pas simplement acceptée mais recherchée, le simple conseil de bon sens ne suffisait pas. J’ai donc pris la décision d’intégrer cette activité physique, et plus particulièrement la marche, comme un moteur à part entière de mon plan, et de ne plus simplement la conseiller mais de la PRESCRIRE sur ordonnance comme je le ferais pour un médicament.

Certains Mots Cls


kinésiologie pour maigrir.

Vous aimerez aussi -